Zvonimir Trajkoviæ
       politièki analitièar
Zvonimir Traïkovitch dans son article :
J’ai fait évacuer les civils de Srébrénitsa

 

Srébrénitsa, mensonges et jeux de média

Le conseiller de Karadzitch franchement de Srébrénitsa

(Publié dans le journal « OGLEDALO », le 22 juin 2005)

 

 

§          Qu’est-ce qui s’est réellement passé à Srébrénitsa ?
§          Pourquoi, dix ans après, nous a été présentée à la TV la vidéo de liquidation de six Musulmans ?
§          Cette euphorie de média avec les plus hauts fonctionnaires d’Etat y incorporés, conduira – t –elle à la catharsis nationale, où ce n’est, pour nos marionnettes au gouvernement, qu’à remplir leurs obligations, assumées avant le 05. octobre 2000 ?
§          Combien nous coûtera cet exhibitionnisme de nos politiciens et qui est-ce qui va le payer ?

L’opération de Srébrénitsa a été planifiée et menée en forme de fer à cheval, laissant délibérément à l’armée musulmane et aux civils un espace libre, pour se retirer à Touzla. C’est la route de 36 kilomètres, que tout homme et toute femme de condition physique moyenne peut franchir à pied. La façon dont l’opération a été accomplie était, de ne pas faire beaucoup de victimes en combats avec les Musulmans qui disposaient de graves forces militaires. Si on les avait hermétiquement enfermés, cela aurait provoqué des combats violents et il y aurait eu aussi des pertes militaires serbes, c’est pourquoi on avait recouru au plan de fer à cheval.

On peut voir tout cela sur la carte américaine où est présenté le retrait de l'armée musulmane, il n'y avait aucune embuscade autour de Sandow, mais la plupart de l'armée musulmane avait planifié de s'infiltrer dans la ville de Zvornik, pour faire un nouveau problème urbain à l'armée serbe. Les conflits armés ont eu lieu près de Nova Kassaba et Konievitch Polié, provoqués par le blocus de la voie magistrale Belgrade - Zvornik, Vlasentisa, Han Piéssak, Sarayévo, c’est - à - dire Palé.

Selon les données établies par l'armée serbe, il y avait dans cette opération entre 600 et 700 morts dans les rangs de l'armée musulmane. Ils avaient essayé de rompre l'encerclement sur certains points  du fer à cheval, pour rejoindre les parties disloquées de leurs unités. La partie majeure des forces musulmanes et des civils avaient franchi les routes ouvertes montagneuses qui menaient à Touzla.

A Srébrénitsa et à Zhépa, enclaves où les Musulmans sont restés près de trois ans, il y avait entre 6.500 et 7.000 soldats musulmans qui, sous la protection des forces de l'ONU sortaient en permanence de la ville, pour attaquer les villages serbes voisins. Par cette stratégie de razzias permanentes aux alentours de Srébrénitsa, on a fait détruire 128 villages serbes et tuer près de 2.400 civils serbes. Cette stratégie des Musulmans, de tenir des forces nombreuses à Srébrénitsa et Zhépa avait plusieurs buts: que l'armée serbe soit forcée de défendre cette région contre les attaques permanentes par les Musulmans et qu'elle ne puisse être transférée dans la zone de Sarayévo, pour renforcer son blocus. Par ailleurs, sur les conseils des stratèges croates et occidentaux, il fallait séparer la République Serbe de la Serbie et de ses frontières, pour faciliter sa destruction ultérieure. C'est pourquoi, les troupes des Nations Unies avaient aussi formé des enclaves le long de la Drina, celles de Srébrénitsa, Zhépa et Gorazhdé. En outre, par la propagande forte sur les milliers de tués, il fallait tenir la tension du public mondial et repousser complètement à l'oubli les atrocités musulmanes à Bratunats, à Kravitsa, à Skélané et dans d'autres villages serbes brûlés aux alentours de Srébrénitsa, où seuls les civils serbes ont trouvé la mort.

Dans la région de la Bosnie de l'Est, pendant trois ans, on luttait avec des forces musulmanes qui enterraient souvent leurs soldats et civils tués et morts dans les tombes communes et, ce sont ces tombes-là "aux victimes du génocide présumé" qu'on fait exhumer à présent. Quelques mois après la prise de Srébrénitsa, nos pathologistes avec le général Stankovitch en tête et avec les pathologistes occidentaux ont retrouvé dans toutes les tombes communes 1284 cadavres, qu'il fallait identifier par la méthode DNK et pareilles. Ces recherches ont duré jusqu'à la moitié de 1997 et c'est juste en ce temps-là, que l'ordre est venu de l'Occident qui demandait d'arrêter les recherches, estimant avoir le chiffre définitif des victimes. Et après cinq ans de travail intensif de KFOR et des chercheurs de la Haye, on n'a pas découvert plus de 1700 cadavres dans toutes les tombes prises ensemble.

Après le bombardement de la Serbie en 1999, Srébrénitsa a été réactualisée, de nouvelles tombes  apparues, mais cette fois c'étaient exclusivement les chercheurs occidentaux qui s'en occupaient, sous le patronage du Tribunal  de la Haye. Leur travail dure toujours, même de nouvelles tombes surgissent et un nouveau chiffre prétendu de 3.000 cadavres identifiés. Si ce chiffre montait à 12.000 ou 15.000, cela ne m'étonnerait pas. J'espère qu'on tiendra compte de ne pas dépasser le chiffre global de la population civile dans cette région.

A l'époque où se déroulait l'opération  de Srébrénitsa, moi j'étais conseiller de Radovan Karadzitch et j'étais tout le temps à coté de lui. Juste après la fin de cette opération, j'ai été envoyé à Srébrénitsa pour assurer le transport des civils en autobus et camions jusqu'à la région de Touzla. Rien, ni personne, ni les soldats des NU qui se trouvaient là tout le temps de l'opération, ne suggéraient un tel massacre. Aucune déclaration, aucun commentaire n'a été prononcé, pour relever les traces d'un massacre. Ce n'est que plus tard qu'ils avaient commencé à parler, instruits par les commandants, sur les assassinats des civils et sur la propagande des média dirigée des centres du pouvoir mondial.

En outre, sur la photo ci-jointe on voit bien des hommes adultes, pas seulement des femmes et des enfants. Srébrénitsa n'a que deux rues, c'est un petit bourg aux gisements miniers où se poussaient 35.000 civils et soldats de Nasser Oritch. On n'y voit personne se lamenter, gémir, ce qui aurait été logique, si on avait tué un quart d'habitants de cette enclave, comme on veut le présenter aujourd'hui.

On se pose la question, comment c'est possible que "dans ce massacre présumé" aucun des chefs militaires de Nasser Oritch n'ait péri, au contraire, ils ont tous gagné Touzla en sécurité.

Aux premières élections après l'Accord de Dayton, certains partis imprudents et désireux de réaliser les meilleurs résultats possibles, avaient laissé apparaître dans les bureaux de vote les noms des" milliers de fusillés" à Srébrénitsa et Zhépa. Ces mêmes personnes avaient plus tard obtenu très vite les nouveaux noms et papiers, pour continuer à être exploités.

Le rôle particulier dans cette région avait la Légion française des étrangers et le général Morillon qui commandait les soldats des NU dans les zones protégées. Dans toutes ces zones, il tolérait des milliers de soldats musulmans armés et il les armait aussi lui-même par des convois humanitaires. Notre état possède quelques vidéos où on voit sur place les camions livrer les armes aux Musulmans, avec l'aide humanitaire. En outre, nous possédons les vidéo - archives riches, films documentaires sur les massacres dans les villages serbes près de Srébrénitsa, mais ce gouvernement serbe de marionnettes et antiserbes refuse de passer ces films au public. Dans ce cas - là, le public mondial et le nôtre pourraient avoir une autre image sur les événements de Srébrénitsa et pourquoi il était indispensable de neutraliser cette "Zone Libre".

Dans toute cette histoire construite sur Srébrénitsa, Zhépa a miraculeusement disparue, parce que c'est là que 1.500 soldats ont été arrêtés, avec un gros arsenal d'armes. Ils ont été tous transférés en sécurité en Serbie et plus tard en Bosnie, sans avoir rien manqué. Avant d'être retourné en Bosnie, ces prisonniers étaient visités en Serbie par de nombreuses "expéditions humanitaires", Mme Ogata aussi, pour se convaincre du traitement correct des prisonniers. C'est pourquoi, Zhépa n'est nulle part mentionnée, cela pourrait servir de forte preuve sur le comportement de nos soldats dans ce conflit. Les opérations de Srébrénitsa et Zhépa se déroulaient en même temps, sous commandement des mêmes chefs qui avaient fait, à ce qu'on prétend, ce "massacre" de Srébrénitsa, peut - être qu'on a trouvé ces Musulmans plus sympathiques, et ils étaient transférés en Serbie, sans qu'un seul soit tué?

Pourquoi nous a - t - on présenté maintenant ce film, tourné il y dix ans?

La vidéo sur l'assassinat de six Musulmans qu'on passe ces jours - ci sur toutes les chaînes de TV, lancée par B92 et dirigée par M. Soroche, ne fait qu'une partie de campagne détonante antiserbe, à la veille des négociations sur Kossovo. Il ne s'agit d'aucune confrontation avec la vérité, car ce crime - là n'a rien à voir avec Srébrénitsa. Il a été commis aux environs de Trnovo près de Sarayévo, c’est - à - dire à 170 Km de Srébrénitsa. La liaison de ce crime - là avec Srébrénitsa a pour but de ranimer le mythe de calvaire des Musulmans de Srébrénitsa, à la veille de la commémoration de son dixième anniversaire, où notre Président Taditch doit apparaître et présenter ses excuses. C'est la suite d'une guerre de propagande qui veut présenter les Serbes au monde comme nation éthnocidique. A l'égard d'une telle nation, tout est permis, justifié, même le bombardement de 1999. Une telle nation ne mérite pas que Kossovo reste dans sa constitution et ainsi nos « hommes d’Etat », en représentants d’un peuple éthnocidique auront les mains liées, dans n’importes quelles négociations internationales. Dans ce cas – là, la République Serbe est une création éthnocidique, qu’il faut détruire telle qu’elle est et assigner un tuteur aux Serbes. C’est pourquoi, on fait tout pour imposer aux Serbes « confrontation » avec leur « vérité », pour que les Occidentaux puissent rester propres et moraux. A cet effet, tous les moyens disponibles sont utilisés de la part des différentes organisations et fondations non – gouvernementales, de nos intellectuels vénaux et aussi la machinerie mondiale de propagande.

Monsieur Peddy Ashdown s’est enrôlé lui – même, dans ce jeu d’imposer « leur vérité ». Il a déchiré en colère un rapport fait par une commission de la RS sur Srébrénitsa et il a fait savoir au Président Tchavitch et aux autres membres du gouvernement, qu’il y avait 8.000 victimes musulmanes et sous peine de licenciement, il leur a ordonné de lui faire un tel rapport. D’ailleurs, dans le but d’intégrer la République Serbe en Bosnie – Herzégovine unifiée, ce démocrate anglais a licencié 73 fonctionnaires serbes de leurs postes, légalement élus, parce qu’ils avaient osé penser de leurs têtes et défendre les clauses de l’Accord de Dayton.

Il y en a beaucoup qui travaillent à la création de l’image sur les Serbes, à partir de ce groupe de crise international, jusqu’au bureau de David Barnow, cité souvent en source d’informations sur le massacre des civils musulmans, d’abord 6.000 et puis 8.000. Ce bureau central bien payé par le lobby musulman, se trouve en Amérique et c’est ce centre qui a inventé et lancé cette campagne de mensonges sur Srébrénitsa, de même que l’histoire des milliers de Musulmanes violées, des camps de concentration etc. …

Irresponsabilité des politiciens et du gouvernement actuel

Notre tragédie n’est pas Srébrénitsa, ni autres lieux de supplices. Notre problème est notre pouvoir, notre gouvernement, composé de marionnettes qui n‘essaye même pas de batailler pour la vérité, ni de défendre la dignité nationale et intérêts serbes. Notre tragédie est que notre politique se trouve dans les mains de Natacha Kanditch et des autres membres d’une bande, payée de l’étranger, que notre Président veut faire ses excuses sur commande, sans se soucier de répercussions pour notre Etat et nation.

Milochevitch avait caché la vérité, pour ne pas irriter l’Occident, essayant ainsi d’acheter pour lui encore quelques années de mandat présidentiel, et il est toujours à la Haye. Est – ce qu’il rendra publique toute la vérité dépendra maintenant de ce qu’il aura à sa disposition, toute la documentation possible, ou peut – être, il finira par un arrangement avec le tribunal, pour atténuer la peine, comme plusieurs des accusés l’ont fait.

Pour le peuple serbe l’idéal serait de sortir toute la vérité. Nous Serbes, dans le but de la vérité, nous avons l’obligation de réagir sévèrement aux mensonges et « constructions », c’est la seule voie à la nation, pour ne pas vivre le catharsis. Si un seul homme est tué, c’est le crime, sans parler de tuer six hommes. De tels crimes sont l'œuvre des déments, qui ont leurs noms et prénoms et qui doivent obligatoirement être jugés. Dans ces conflit civils et religieux sur nos terrains, il y avait des crimes atroces de part et d’autre et, il ne faut pas du calvaire des uns créer une épopée et oublier celui des autres, comme s’il ne s’était pas passé.

Dans ces conflits religieux, les Serbes sont ethniquement nettoyés de Slovénie, de Croatie, d’une partie de Bosnie – Herzégovine et de Kossovo – Métohie et ce n’est que nous Serbes, accusés de nettoyages ethniques. D’autres avaient déclenché ces conflits, et c’est nous qu’on accuse de guerre et de désintégration de la Yougoslavie. Regardez la carte et vous verrez bien la Grande Croatie créée, et on accuse nous de création d’une grande Serbie. Donc, ça va où, ces mensonges et renversements. Quand nos dirigeants vont – ils soumettre sous les nez des Occidentaux toutes ces preuves nettes et visibles ? Quand diront – ils à l’Amérique et à l’Union Européenne, que les Chiptares (les Albanais) auront autant d’autonomie que les Serbes en Croatie, c’est - à - dire Kraîna ? J’espère bientôt, pas avec les dirigeants actuels, mais avec un autre gouvernement.

Zvonimir Traïkovitch
www.trajkovic.co.yu
 
 
 
Traduit par
Krunitsa Gruyitch